Chatel : "mobilisation générale"
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Luc Chatel, ministre de l'éducation, était l'invité de Jean-Pierre Elkabbach. Il a évoqué entre autres les Etats généraux de la sécurité à l'école qui débutent mercredi 7 avril. La veille, Jack Lang avait raillé cette initiative :
"Cette conférence a déjà eu lieu il y a sept ans sous le gouvernement Jospin avec le même scientifique, Monsieur Debarbieux."
"C'est inexact, a répliqué ce matin Luc Chatel, il n'avait pas confié les mêmes missions. La différence c'est qu'aujourd'hui on a fait travailler l'ensemble des chercheurs internationaux et on va les faire se confronter pendant deux jours à la réalité".
LEQUEL DES DEUX A RAISON?
Sur les "missions", Luc Chatel a tort. En 2000 (et non pas il y a cinq ans), Jack Lang, alors ministre de l'éducation, avait mis en place le Comité national de lutte contre la violence scolaire avec pour mission selon l'article 1 de l'arrêté de création:
"D'identifier et d'analyser les phénomènes de violence à l'école et de proposer, en relation avec les autres départements ministériels, les réponses propres à lutter contre ces phénomènes."
Une définition très proche des missions confiées aux Etats généraux de la sécurité à l'école, présidé par Eric Debarbieux, déjà présent lors du comité de 2000. L'objectif premier:
"Apporter une expertise sur les phénomènes de violence et leurs causes, en France et dans le monde".En revanche, sur la composition du conseil scientifique, Luc Chatel a raison. Alors qu'en 2000, aucun membre du comité était étranger, cette année des chercheurs internationaux participent aux discussions.
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